Promethera in the media

Un round C à 25,33 M€ pour Promethera


by Juliette Lemaignen

La sucess story financière du belge Promethera Biosciences continue de se dérouler avec l’annonce cette semaine d’un round C à 25,33 M€.  Après des levées de 9,3 M€ en 2009 et 23,6 M€ en 2012, ce tour positionne Promethera parmi les entreprises de biotech les mieux financées en Europe. Deux nouveaux investisseurs sont entrés au capital de la société dans le cadre de cette opération : la SFPI-FPIM (Société Fédérale de Participations et d’Investissement), une holding publique belge qui peut s’apparenter à la CDC en France, et SMS Investments, la filiale luxembourgeoise du groupe allemand SMS. Ils rejoignent les investisseurs historiques qui incluent Vesalius Biocapital, Mitsui Global Investment, Boehringer Ingelheim Venture Fund, Shire, la SRIW, Pall-ATMI LifeSciences, le fonds Vives-Louvain, ainsi que plusieurs business angels. La région wallonne, qui soutient Promethera depuis sa création, a également participé à la levée en accordant 5 M€ sous forme de subventions et d’avances remboursables en cas de succès. « Notre objectif pour ce tour était double », lance Eric Halioua, le co-fondateur et P-dg de Promethera : « Financer le développement clinique d’HepaStem, notre produit de thérapie cellulaire pour le traitement des maladies métaboliques du foie, et agrandir notre syndicat d’investisseurs en vue de nos prochaines étapes de développement ». Les travaux de R&D de Promethera avancent jusqu’à présent sans encombre, avec la finalisation réussie, il y a quelques semaines, de l’essai de phase I/II d’Hepastem dans les désordres du cycle de l’urée et le syndrome de Crigler-Najjar. Cette étude a fourni des données positives en termes de tolérance et d’efficacité, qui ont permis d’obtenir une autorisation réglementaire de la part des autorités de santé Belges pour une phase IIb/III. Cette dernière sera financée grâce aux fonds reçus cette semaine. Elle durera un peu plus de 2 ans avec des résultats prévus pour Q1/Q2 2017. À cette échéance, et si les résultats des phases amont se confirment, Promethera disposera de la preuve de concept clinique de son produit qui pourrait révolutionner le traitement d’un grand nombre de pathologies touchant le foie, des maladies métaboliques rares d’origine génétique jusqu’aux maladies acquises affectant l’adulte comme l’hépatite alcoolique ou la fibrose hépatique. Il n’en faudra certainement pas moins pour attirer l’intérêt des pharma qui semblent déjà aux aguets sur la technologie, à en croire les participations des corporate venture funds au capital de l’entreprise.